8 films cultes qui parlent d’écologie

8 films cultes qui parlent d’écologie

Vous faites quoi ce soir ? Voici une sélection de films cultes qui parlent un peu, beaucoup, passionnément d'écologie. Sortez le pop corn !
17 May 2023
par Aurore Le Bihan
5 minutes de lecture

On regarde quoi ce soir ? Voici une sélection de films cultes qui parlent un peu, beaucoup, passionnément d’écologie sans nous faire bailler. Promis on ne va pas divulgacher la fin, juste vous donner ici des idées pour vos prochaines soirées. Sortez le pop corn !

Si les films peuvent être divertissants, profonds, émouvants (et parfois ennuyants comme les pierres) ils sont aussi de puissants vecteurs de messages idéologiques qui peuvent toucher plusieurs millions de personnes. Il n’y a qu’à voir à Hollywood dans les années 60, quand toute l’industrie cinématographique américaine servait le “soft power” américain, ou l’influence des Disney sur la construction des rôles genrés. Quand il s’agit de sensibiliser au réchauffement climatique ou à certaines luttes écologiques, la production se fait encore timide, mais on a quand même réussi à dénicher quelques films qui placent l’écologie en leur centre. 

1. Don’t Look Up

"Don't Look Up" est une comédie sortie en 2021 et réalisée par Adam McKay. On y raconte l’histoire de deux astronomes, Kate et Randall, qui découvrent un astéroïde géant qui se dirige vers la Terre, menaçant de détruire toute la vie sur la planète. Ils tentent alors d'avertir le monde entier de la catastrophe, mais leur message est ignoré, voire moqué, par les politiciens et les médias qui ne veulent pas perturber leurs intérêts personnels. Comme un air de déjà vu ? Ce blockbuster au casting cinq étoiles (Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence et Meryl Streep sont de la partie) a sûrement contribué à une prise de conscience que les scientifiques n’étaient que très peu écoutés, et fait figure de référence aujourd’hui quand les écologistes “dans la vraie vie” sont ignoré·es lors de leur passage télé.  

  • Le + : l’humour “farce” et Timothée Chalamet qui fait une apparition remarquée.

2. Avatar 1 et 2, James Cameron (2009, 2022)

Ce blockbuster version 1 et 2, sorte de fable écologique, est peut-être à date le film écolo au plus gros budget (Avatar 2 = 350 à 400 millions de dollars). Dans le premier volet on y suit le soldat Jack Sully missionné pour piller les ressources naturelles de Pandora, une planète lointaine. Là-bas, il découvre un peuple de créatures bleues magnifiques avec une culture en symbiose avec la nature : les “Na’vi “ et tombe amoureux d'une d'entre elles. Pour la sauver, il doit se battre contre une armée impitoyable, sa propre colonie. Dans le second opus, il est question d’amour, de migration et d’écologie.

Directement inspiré de la fable de l’écrivaine de science-fiction Ursula le Guin, le film intègre tous les ingrédients d’un blockbuster (les combats, l’histoire d’amour). Le message est simple mais efficace :  il faut arrêter de piller les ressources et de détruire la nature. 

  • Le + : le divertissement ultime et des images sublimes.

3. Soleil vert, Richard Fleischer (1973)

Soleil Vert réalisé en 1974 par est un film dystopique se déroulant dans un futur post-apocalyptique prenant place en 2022, où la surpopulation a créé un monde de pauvreté et de misère. Le personnage principal, Thorn, est un policier enquêtant sur le meurtre mystérieux d'un riche industriel. Il découvre un complot impliquant le gouvernement et l'industrie alimentaire qui utilisent des méthodes pas très éthiques pour produire de la nourriture, notamment le "Soleil Vert", pastilles peu ragoutantes produites à partir de… on n’en dira pas plus au risque de divulgâcher le twist du film. Toujours est-il que ce film met des frissons dans le dos et questionne sur les coulisses d’industries aux méthodes peu reluisantes. 

  • Le + : le côté cinéma d’auteur.

4. La Belle verte, Coline Serreau (1996)

Film culte, La Belle verte raconte l'histoire d’humains extra-terrestres vivant sur une planète où la vie est douce, harmonieuse et les paysages immaculés. Régulièrement ses habitants partent visiter d’autres planètes. La Terre ayant mauvaise réputation, personne ne veut y aller. Curieuse, Mila se dévoue en espérant ainsi renouer avec ses origines (sa mère était une terrienne).  Elle découvre une société divisée, violente et individualiste, où les gens ne se parlent plus, ne se respectent plus et ont perdu tout sens de la communauté. Le regard décalé de cette extra-terrestre qui s’étonne de nos pratiques étranges nous fait prendre conscience avec humour des dérives de notre monde.

  • Le + : l’humour décalé n’a jamais aussi bien porté son nom.

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5. Erin Brockovich, seule contre tous, Steven Soderbergh (2000)

Un classique de film de lutte, avec Julia Roberts dans le rôle principal qui a marqué l’histoire du cinéma avec sa gouaille redoutable. "Erin Brockovich" raconte l'histoire vraie d'Erin, mère célibataire sans emploi qui travaille pour un petit cabinet d'avocats et découvre une sombre affaire de pollution de l'eau dans une ville californienne. Devenue activiste malgré elle, elle lutte contre vents et marées pour mettre des bâtons dans les roues de l’énorme entreprise de gaz et d'électricité qui a eu la riche idée de contaminer l'eau potable de la ville avec du chrome hexavalent (autant dire un poison mortel qui provoque des cancers) en toute impunité.  Erin Brockovich est une véritable activiste qui a aujourd’hui 62 ans et continue ses combats, le dernier date de 2023 avec son alerte sur les risques de pollution de l'eau à la suite du déraillement d'un train de produits chimiques dans l'Ohio.

  • Le + : Julia Roberts 

6. Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki (1997)

Princesse Mononoké est un chef d'œuvre de l’animation réalisé en 1997 par Hayao Miyazaki. On y découvre une forêt mythique du Japon féodal, où des dieux animaux sont en guerre avec les humains qui détruisent leur habitat naturel. L'histoire suit le jeune guerrier Ashitaka, qui, après avoir été maudit par un dieu sanglier, part en quête d'un remède et rencontre la Princesse Mononoké, une jeune femme élevée par les loups qui lutte pour protéger la forêt.  Loin du manichéisme de certains blockbusters, ce dessin-animé japonais semble parler à notre subconscient autant qu’à notre conscient et nous donne envie de chevaucher des loups (consentants) pour se rebeller contre les puissants qui ne respectent pas la nature. 

  • Le + : l’univers poétique de Miyazaki.

7. Koyaanisqatsi, Godfrey Reggio (1982)

"Koyaanisqatsi" est un film expérimental sans paroles produit par Francis Ford Coppola. Le titre est un mot hopi qui signifie "vie déséquilibrée" ou "vie en désordre". Le film est une méditation visuelle sur la relation complexe entre l'humanité et la technologie, mettant en contraste les merveilles de la nature avec les progrès rapides et souvent destructeurs de la société moderne Patchwork d’images fascinantes de paysages naturels, de villes en constante expansion, de machines qui mises bout à bout questionnent la condition humaine et l’impact de la technologie sur nos vies. Le tout accompagné par la géniale musique de Philip Glass. 

8. Woman at war, Benedikt Erlingsson (2018)

Thriller islando-franco-ukrainien, Woman at war raconte l’histoire de Halla quinquagénaire en lutte contre une multinationale d’aluminium souhaitant s’étendre en Islande. Son arme ? Un arc. Ses forfaits ? Dézinguer les lignes à haute tension. Dans la vie de tous les jours, Halla, enseigne le chant, pratique le yoga et s’apprête à adopter une petite fille en Ukraine. Mais avant de serrer sa fille dans ses bras, elle doit mener une ultime attaque, la plus dangereuse, contre les pollueurs…

  • Le + : l’apparition inopinée dans le décor d’un groupe de musiciens et d’un chœur ukrainien.