Vous étiez incollables sur les élections municipales de 2020 ? Va falloir mettre vos fiches à jour parce qu’on ne vote pas en 2026 comme l’année de la pandémie. Pas de panique Patrick, on t’explique.
1_ Les dates d’abord
Cette année, on vote les 15 et 22 mars 2026, soit respectivement à la Sainte Louise et la Sainte Léa. Petit rappel qui a son importance, vous devez vous inscrire au plus tard le 6 février 2026 sur les listes électorales pour pouvoir voter (sauf exceptions du genre : jeune de 18 ans n'ayant pas fait le recensement citoyen, déménagement récent, acquisition récente de la nationalité française, droit de vote récemment recouvré).
2_ Le scrutin ensuite
Il s’agit comme avant d’un scrutin de liste à deux tours. On vote pour une liste complète qui doit forcément comprendre autant d’hommes que de femmes. Ça c’est nouveau dans les communes de moins de 1000 habitants et c’est tant mieux parce qu’aujourd’hui, là-bas, les femmes n’occupent que 37,6% des postes de conseillers/conseillères. Nouveauté 2026 aussi toujours dans les petites communes : on ne peut plus rayer un membre de la liste et mettre son cousin à la place. Une liste est une liste, à prendre ou à laisser.
3_ Le deuxième tour, c’est pour qui ?
Qui va au 2e tour ? Là, on s'accroche un peu. Il faut d’abord qu’aucune liste n’ait obtenu la majorité absolue au 1er tour pour qu’un 2e round soit organisé. Ensuite, les listes qui se maintiennent sont celles qui ont obtenu au moins 10% des voix des votants. Les listes ayant reçu 5 à 10% des votes peuvent se regrouper. En dessous, bah, la partie est terminée, rendez-vous en 2032.
4_ Qui gagne au final ?
Bonne question qui n’est pas si simple. Il y a deux cas de figure, Paris, Lyon et Marseille et le reste du monde. Commençons donc par le reste du monde. Au second tour, la liste qui est arrivée en tête obtient 50% des sièges (même si elle n’a recueilli que 40% des suffrages par exemple, on appelle ça la prime majoritaire), le reste est réparti proportionnellement en fonction des résultats des autres listes. Pour rappel, le nombre de conseillers municipaux est fixé par la loi et va de 7 pour les communes de moins de 100 âmes à 60 au-delà de 300 000 (en tout il y a 19 strates).
5_ Et pour Paris, Lyon et Marseille, ça marche comment ?
Dans ces grandes villes, avant les électeurs votaient par arrondissement (Paris/Lyon) ou par secteur (Marseille). La liste gagnante se trouvait donc à la tête de l’arrondissement ou du secteur et une partie de ses élus (ceux qui étaient en haut de la liste) siégeaient au conseil municipal de la ville et, in fine, élisaient leur maire.
En 2026, depuis la loi PLM (pour Paris-Lyon-Marseille, vous suivez ou bien ?), c’est différent, il y a deux votes : un vote pour élire les conseillers d’arrondissement ou de secteur et un vote pour élire les conseillers municipaux à l’échelle de la ville entière. Un même candidat peut donc se trouver sur une liste d’arrondissement et sur une liste centrale et siéger dans les deux instances. Côté électeurs et électrices, selon les cas, on pourra voter dans deux bureaux de vote différents.
Au 2e tour, pour la mairie centrale ça se passe comme dans n’importe quelle commune sauf que la prime majoritaire (bonus de sièges pour la liste arrivée en tête) est réduite à 25 %. Les autres sièges sont là encore répartis à la proportionnelle. Pour les mairies d’arrondissement ou de secteur en revanche, on reste sur une prime majoritaire de 50%.
Résultat ? Le conseil municipal est élu directement par tous les électeurs, les arrondissements restent importants, mais ne décident plus à eux seuls de la mairie. Capito ?
On vous fait un dessin ?
paumé·es dans mes municipales
Une élection ne fait pas le printemps mais deux peuvent dessiner un nouveau paysage communal. Les 15 et 22 mars prochains, rendez-vous aux urnes pour élire votre maire ou mairesse dans l’une des 34 875 communes. Et en attendant, voici plein de contenus pour savoir qui, que, quoi, comment. C’est parti ?






