Bonne année, bonne santé ! Qu’est-ce qu’on peut se souhaiter de plus ? Une planète qui n’explose pas avant le prochain nouvel an ? Un été en dessous des 40°C moyen ? Un épuisement des ressources planétaires qui ne bat pas encore tous les records ? Allez, ça me semble pas mal. Pour nous aider à faire en sorte que ces objectifs ne deviennent pas réalité d’ici à quelques années, on commence 2026 en vous remettant une petite couche de bonnes actions quotidiennes à mettre en place pour préserver notre globe.
1_ Ne pas surchauffer son logement
Je sais, je sais… Vous me détestez de vous dire ça alors qu’il gèle dehors, mais je vous assure que 19°C quand il fait -5°C dehors, c’est déjà les Tropiques (ou presque). Selon l’ADEME, c’est la température idéale pour les pièces à vivre. Pour les chambres, 17°C suffisent largement, surtout avec une bonne couette.
Bonne nouvelle : la grosse couette coûte moins cher que la facture d’électricité.
Et tant qu’on parle d’énergie : appareils en veille, éteints, non utilisés… on débranche ! Eh oui Jamie, le mode veille reste une consommation d’énergie non négligeable qui s’additionne très vite, surtout à l’échelle d’un foyer, et encore plus à celle de millions de foyers.
L’empreinte carbone des grandes banques françaises représentait près de 8 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière.
2_ Choisir une banque responsable
On n’y pense pas toujours, mais l’argent qu’on dépose à la banque est utilisé pour financer des projets, des entreprises, des prêts… et parfois des industries dévastatrices pour le climat.
De nombreuses banques traditionnelles continuent de financer massivement les énergies fossiles, contribuant à l’expansion du pétrole, du gaz ou du charbon. D’après le média Vert, on dit COUCOU à la BNP Paribas, au Crédit Agricole, à la Société Générale ou au groupe BPCE.
À l’inverse, certaines banques ont choisi de placer la transition écologique au cœur de leur modèle, en orientant leurs investissements vers les énergies renouvelables, l’agriculture durable ou l’économie sociale et solidaire. COUCOU Le Crédit Coopératif, Green-Got, Goodvest, Hélios et toutes ces banques qui ont décidé de ne pas dégommer la planète. C’est sympa.
3_ Réduire sa consommation de viande
OH WOW ! OK ! TOUT LE MONDE SE CALME ! Personne ne vous demande d’abandonner définitivement votre pavé de rumsteak. Mais quelques chiffres permettent de remettre les choses en perspective. Selon Greenpeace, l’élevage de bétail est pratiqué d’une telle manière qu’il est responsable d’au moins 14 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales.
En Amazonie, des pans entiers de forêts sont rasés pour y installer des élevages bovins, pendant que d’autres forêts sud-américaines sont décimées pour faire pousser le soja qui nourrira ledit bétail.
Au même moment, un Français moyen consomme 60 kg de viande par an, pendant que les Nations Unies estiment que si la population mondiale continue de croître, alors la consommation de viande aura augmenté de 75 % à l’échelle du globe d’ici à 2050.
Mais bonne nouvelle nouvelle ! Selon WWF réduire sa consommation carnée à 4 jours par semaine permet de réduire son empreinte carbone sans diminuer la qualité nutritionnelle de son alimentation. Vous voyez, tous à notre échelle, on peut participer à sauver la planète sans devoir être totalement radicaux !
Lire aussi → Réchauffons nos plats, pas le climat
4_ Et soutenir l’agriculture paysanne
Vous vous êtes peut-être retrouvé bloqué sur l’autoroute, derrière une armada de tracteurs et d’agriculteurs en colère ces derniers jours. Ça vous a peut-être mis en retard, mais ce n’était pas pour rien. Les agriculteurs protestent notamment contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, soutenu début 2026 par une majorité d’États membres après vingt-cinq ans de négociations.
Alors que ce dernier risque de faire peser une pression concurrentielle énorme sur les épaules d’agriculteurs déjà en galère, il ouvre aussi la porte à des flux d’import-export toujours plus importants, et donc : de plus en plus dévastateur pour le climat. Le tout dans un contexte agricole tendu, marqué récemment par l’abattage préventif de troupeaux entiers pour endiguer une maladie non transmissible à l’être humain.
Bref, plus que jamais, privilégier une agriculture locale et paysanne prend tout son sens. Ce n’est plus seulement une question de santé, mais un acte militant, à la fois solidaire et écologique. Marchés paysans, Amap, Ruche qui dit Oui !, magasins de producteurs, boutiques engagées (coucou Miyam), vous avez plein de choix pour changer de crémerie.
Et bien sûr… On consomme des fruits et légumes de saison !
5_ Se désabonner des newsletters qu’on ne lit pas, et vider sa boite mail
Ce n’est pas toujours facile de mesurer l’impact écologique d’un élément quand celui-ci est invisible. Pour y voir plus clair, suivons le parcours d’un mail.
Lorsqu’on clique sur “envoyer”, le message transite par plusieurs data centers, d'énormes bâtiments remplis de serveurs qui fonctionnent en continu et consomment environ 2 % de la consommation mondiale d’électricité.
Ensuite, le mail est stocké sur un serveur cloud, qui doit être refroidi en permanence pour éviter la surchauffe. Plus le message est lourd, plus il occupe d’espace et plus il consomme d’énergie. Chaque fois que vous l’ouvrez, le transférez ou le consultez à nouveau, de l’énergie est encore mobilisée.
On estime qu’un mail sans pièce jointe, c’est environ 4 grammes d’équivalent CO2 émis. Avec une pièce jointe, il grimpe jusqu’à 50 grammes. Ça vous parait peu ? Alors rappelez vous que 10 à 12 milliards de mails sont échangés toutes les heures. De suite, l’impact est plus grand.
Tu peux aussi : vider ton cloud, baisser la luminosité de ton téléphone, et faire tous les trucs dont on te parle dans notre article sur les gestes numériques pour sauver un peu ton empreinte, ou celui ci, qui t’aide aussi à réduire ton empreinte numérique.
6_ … Et y aller molo sur l’IA générative
Oui, l’IA générative est extrêmement puissante. Mais non, ce confort n’est pas gratuit. Et spoiler : c’est la planète qui paye la facture. Une étude publiée en 2025 par Mistral AI, Carbone 4 et l’ADEME estime qu’une réponse générée par un grand modèle de langage émet environ 1 g de CO₂ et consomme l’équivalent d’un petit verre d’eau.
Pris individuellement, cela paraît dérisoire. Mais à l’échelle des usages, le calcul change radicalement. ChatGPT traite environ 2 milliards de requêtes par jour dans le monde.
Mis bout à bout, cela représente environ 730 milliards de verres d’eau par an, soit l’équivalent de 13 000 piscines olympiques remplies chaque année.
7_ Repenser ses trajets du quotidien
On va peut-être dire que je radote mais… ON PREND SON VÉLO. OU LE MÉTRO. OU LE TRAIN. OU SES JAMBES. OU UN PEU DE TOUT ÇA. Si c’est possible, bien évidemment.
Si vous n’avez pas vraiment d’autre choix que la voiture, alors le meilleur geste écolo est d'essayer de dire un maximum non au trajet en solo !
8_ Faire durer ses objets (et ceux des autres)
Ce matin, vous êtes arrivé en retard parce que Bidule, votre réveil, n’a pas sonné. D’ailleurs, Bidule ne donne plus l’heure. Bidule va mal. Mais avant de le mettre à la benne pour le remplacer, attendez un peu !
On bricole, on répare ou on fait réparer ! Faire durer ses objets, c’est l’un des gestes écologiques les plus simples à mettre en place, et paradoxalement l’un des plus efficaces.
Selon l'ADEME, réparer une télévision tombée en panne à mi-vie permet d’éviter environ 90 kg de CO₂, soit l’équivalent de 350 km en voiture. Allonger d’un an la durée de vie des équipements d’un foyer représenterait environ 219 kg de CO₂ évités sur dix ans.
Et le jour ou votre radio réveil passe vraiment l’aiguille à gauche, il y a de fortes chances pour que vous trouviez son remplaçant à prix mini en seconde main !
Pour vous donner une idée de l’impact positif de ce réemploi : le Labo Société numérique explique que “en moyenne, l’acquisition d’un smartphone reconditionné permettrait la réduction d’impact environnemental annuel de 77 % à 91 % par rapport à un achat neuf, en fonction des indicateurs”.
À l’échelle du textile : Oxfam estime que si tous les adultes britanniques achetaient la moitié de leurs vêtements d'occasion, on pourrait éviter jusqu’à 12,5 milliards de kilogrammes de CO₂ dans l’atmosphère.
9_ … Et ne pas plier face aux “bons plans” inutiles
Faites moi confiance, vous n’avez absolument pas besoin de cet épluche patate électrique à seulement 75€ au lieu de 130€, ni de votre poids en boîte de thon à la catalane. La planète non plus.
10_ Parler du climat autour de soi, même quand c’est pour remettre des couches sur les couches
En vous écrivant un nouvel article pour en remettre une couche, par exemple. Mais notez qu’il vaut mieux 15 couches d'articles qui rabâchent, plutôt qu’une couche glacière totalement disparue. À méditer.
Bon, je vous redis pas de trier vos déchets car je pense que c’est désormais acquis… Hein ? Pas vrai que c’est acquis ? J’ai raison, hein ? Rassurez-moi, pitié !