8 manières de retrouver du temps quand on est pressé comme un citron

8 manières de retrouver du temps quand on est pressé comme un citron

Au secours ça va trop vite ! Dans une société qui presse le temps, voici quelques conseils pour ralentir. Slow devant !
02 February 2024
par Aurore Le Bihan
5 minutes de lecture

Imagine si on pouvait mettre le monde sur pause. Si on pouvait enfin ralentir, souffler, glander… Allez hop, un mode d’emploi pour appuyer sur la pédale douce.

 “Je vais vite, que 24 heures, c'est trop court dans ma journée”, chantait la pop-star Lorie en 2007, dans une ère qui ne connaissait pas encore les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle. Des paroles qui résonnent plus que jamais tant nos vies semblent s’accélérer. Même si l’adage populaire dit que “Beyoncé a, elle-aussi, 24 heures dans une journée”, l’injonction à “toujours plus” dans une époque d”hyperchoix nous donne souvent l’impression d’être pressé comme des citrons. Et ça c’est pas très bon ! Cela peut créer à la fois des problèmes de santé publique (coucou le burn-out, dont 17% des Français.es déclarent avoir déjà eu des symptômes), mais questionne également nos choix en tant que société : pourquoi travaillons-nous autant alors que les gains de productivité ont également augmenté ? Comment faire en sorte que notre temps libre ne devienne à notre insu du temps “productif"? À quoi dire non, pour dire oui à quoi ? Comment faire moins mais mieux ? En attendant une révolution des modes de travail et la semaine de 3 jours pour tout le monde, voici quelques outils pour s’y mettre.


Bloquer des créneaux (et s’y tenir)


Les calendriers se remplissent plus vite qu’un tetris en vitesse accélérée et avant même qu’on n'ait eu le temps de souffler, on est obligé de dire à notre pote que notre seule disponibilité pour faire une raclette c’est en 2027 le 17 août ? Ou alors de renoncer à ce cours de poterie dont on rabâche à tout le monde qu’on a envie de s’inscrire sans jamais passer à l’acte. Alors, comment faire ? Très concrètement : bloquer du temps dans son agenda (pro ou perso, selon) et le sacraliser : aucune entorse, sauf cas de force majeure, ne pourra nous détourner du droit chemin du repos. Plus facile à dire qu’à faire quand on a des enfants ou qu’on entreprend par exemple (à ce sujet vous pouvez lire le génial guide “ entreprendre sans se cramer”) mais en s’organisant (prévenir bien à l’avance ou prévoir que quelqu’un d’autre prenne le relai par exemple), on peut s’assurer d’un répit bien mérité.

Et sinon et surtout parce que c’est drôle, on peut s’inscrire à la Fondation du rien qui permet de s’inscrire gratuitement à des activités annulées pour jouir enfin tranquillement d’une plage de temps libre.


Apprendre à dire non 


Une tâche difficile quand on est à la fois sur-sollicité par la myriade d'opportunités qui s’offre à nous, et qu’en plus on aime faire plaisir, parfois au détriment de notre propre santé mentale et physique. Cela demande une vraie connaissance de soi et de ses limites qui peut prendre toute une vie. Il s’agit (et ça n’est pas toujours simple) d’être clair sur vos objectifs et vos valeurs. Avant d'accepter ou de refuser une demande, demandez-vous si elle est en accord avec ce que vous voulez faire et ce qui est important pour vous (par exemple : est-ce que cela va ajouter dans ma charrette, ou au contraire me décharger… ?) Et n’oubliez pas : pas besoin de se justifier excessivement ni de vous sentir coupable. Et si ça parait insurmontable, se faire accompagner par des psychothérapeutes, ou passer par le corps en s’inscrivant à des stages de self-défense peut donner le coup de pouce nécessaire pour s’affirmer. 


Choisir un environnement plus lent


On est aussi le produit de son environnement et de son entourage. Et vivre dans une grande ville encourage un certain rythme et une certaine compétition qui nous invite à accélérer la cadence. Ras-le-bol de la frénésie de la grande ville ? Dans de plus petites bourgades ou à la campagne, la pression pour faire toujours plus est moindre, et on peut enfin s’autoriser à ralentir. Ça marche aussi avec son entourage : si on ne côtoie que des personnes hyperactives qui jonglent entre cent projets en même temps, on risque de se sentir vite pressurisé à faire plus pour être au niveau au risque de se brûler les ailes soi-même.. 


Savoir déléguer et demander de l’aide


Quand on se sent submergé, une des clés est de réussir à déléguer certaines tâches du quotidien (évidemment, il y a un enjeu sociétal à mieux répartir les tâches ménagères entre les hommes et les femmes ou l’éducation des enfants, et la question de la répartition entre “tâches valorisées par la société et tâches “ingrates” entre les différentes classes sociales) ou professionnelles. Il s’agit alors de trouver la bonne formule et les bonnes personnes pour effectuer lesdites tâches en tenant en compte des compétences, intérêts et de la disponibilité de chacun.

Diminuer son temps de travail 


Le temps de travail est souvent le nerf de la guerre ; trouver du repos quand plus de quarante heures sont grignotées par des heures de bureau : pas facile. Passer au 4/5eme voire carrément à mi-temps ou devenir freelance ? De plus en plus d'organisations permettent à leurs employés d'organiser leur temps comme ils l’entendent entre télétravail et horaires flexibles. Avant de vous lancer dans la négociation, il est intéressant d’évaluer l'impact de la réduction de votre temps de travail sur votre salaire, vos avantages sociaux et votre carrière, et de préparer un argumentaire solide pour présenter votre demande à votre employeur.


Réapprendre à faire la sieste


Ha la sieste, cette pratique ancestrale. Qu’elle soit micro ou macro, elle permet de recharger ses batteries. Pour celles et ceux qui auraient oublié comment faire, Wikihow propose trois méthodes pour s’y mettre (si si, il y a des tutoriels).


Identifier ce qui nous repose vraiment


Il peut être facile de tomber dans le piège d’un repos qui est en fait une autre manière de s’activer (à l’instar des vacances qui sont planifiées comme des lancements de fusée). Chacun a sa manière de recharger ses piles. Chacun a ses propres sources de bien-être et de plaisir. Il n'existe pas de recette universelle pour se détendre. Certains choisissent  de regarder les mouches voler, d’autres exercent une activité physique défoulante ou méditative, quand d’autres s’adonnent à un loisir créatif, regardent Netflix, lisent méditent, ou scrollent sur leur téléphone etc. L'important est de choisir ce qui nous fait du bien, sans se laisser influencer par les normes sociales ou les injonctions à la productivité.


Se lâcher la grappe 


C’est sûrement le plus dur : accepter que parfois on arrive pas à se reposer parce qu’on considère qu’il y a d’autres priorités. Essayons juste de ne pas trop attendre avant d’appuyer sur le bouton pause.


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