Randonner sans tout ravager, suivez le guide

Randonner sans tout ravager, suivez le guide

C’est beau la nature ! On aime y randonner, camper… et la préserver. Voici nos conseils rando/bivouac pour tout effacer sur votre passage.
07 July 2026
4 minutes de lecture

La Corse, le Mercantour, les Écrins, le chemin des Douaniers... la France a de quoi rendre jaloux n'importe quel influenceur outdoor. La montagne, ça vous gagne mais elle, ne gagne pas à tous les coups. Avant de partir crapahuter et planter la tente quelques réflexes s'imposent. Allez 6 conseils, zéro leçon de morale, c’est parti !

Vive le train train 

Limiter l’impact de son départ en randonnée commence au pas de la porte, donc dès le choix du transport pour se rendre sur le lieu choisi. Il est ainsi préférable de choisir un itinéraire dont le départ est accessible en train ou en transports en commun. Dans notre article Partir à la (micro) aventure, nous avions recensé quelques idées d’aventures, dont des randonnées, accessibles en train ou en TER. D’autres sites, comme celui d’Hourrail qui a par exemple listé des randonnées en Europe accessibles en train ou encore celui de la Fédération Française de la Randonnée, avec entre autres plusieurs randonnées accessibles en TER en Nouvelle Aquitaine, permettent d’en trouver également.

Autre outil intéressant : celui de Camptocamp qui a créé Itinévert, un outil de recherche, où l’on renseigne l’activité que l’on souhaite pratiquer et notre point de départ pour se voir proposer des itinéraires possibles sans voiture. Pour s’inspirer, n’hésitez pas également à jeter un œil au compte Instagram de Ben expédition zéro qui partage ses aventures accessibles en train ! Si aucun transport en commun ne peut vous conduire au pied de ce sommet dont vous rêvez, pensez au covoiturage pour limiter tout de même l’impact du trajet en voiture. D’ailleurs, pour connaitre l’empreinte carbone de votre trajet, l’ADEME a mis à disposition un calculateur. N’hésitez pas à le tester.

Vos déchets, c'est votre problème (pas celui de la montagne)

C’est essentiel pour respecter les lieux de prévoir de quoi éviter de laisser des déchets derrière soi, qu’il s’agisse de vos restes de nourriture, de détritus éventuels mais aussi de votre papier toilette. Pensez donc à prévoir, selon le nombre d’heures ou de jours prévus sur place, un ou plusieurs sacs poubelles dont vous pourrez vous débarrasser après la randonnée. 

Dans la même optique, pour faire vos besoins ou encore vous laver, vous brosser les dents et faire la vaisselle, éloignez-vous des sources d’eau naturelles, même si vous utilisez des produits naturels (on préconise d’ailleurs de choisir ce type de produit !). Cela permet de ne pas contaminer l’eau et de préserver les écosystèmes. Pour aller plus loin, vous pouvez également participer à une opération de ramassage de déchets en montagne, organisées un peu partout dans le cadre de Montagne Zéro Déchet, une initiative portée par l’association Mountain Riders. Le site de l’association répertorie les actions organisées et prévoit des guidelines pour tous ceux qui souhaiteraient mettre en place une action sur le lieu où ils se trouvent.

Zéro déchet, même au sommet

Pour être encore plus économe en déchets, pensez à préparer, si possible, des pique-niques zéro déchet, en privilégiant des emballages réutilisables (tupperwares, film alimentaire maison et réutilisable comme le bee-wrap) et des couverts classiques, ainsi que des serviettes ou torchons en coton. Une ou plusieurs gourdes seront aussi de mise pour éviter le plastique. Et si besoin de remplir à nouveau vos récipients, allez jeter un œil à l’application FreeTaps qui référence les points d’eau potable. Pour continuer à s’inspirer, on recommande les conseils de Chilowé pour un bivouac 100 % zéro déchet ou les « tips » de Vicplusgreen pour des idées de casse-croûte zéro déchet !

Sentiers mon amour

Il est également essentiel de rester sur les sentiers balisés tout au long de votre parcours. On veille ainsi à ne pas participer à l’érosion du site et à préserver les écosystèmes. Si vous partez en bivouac, il est conseillé de monter votre campement sur une petite surface et là où il y a le moins de végétation possible. Veillez aussi à garder la nourriture à l’intérieur de la tente et à ne rien laisser derrière vous lorsque vous repartez au petit matin. Pensez au passage à vérifier que le bivouac est autorisé à l’endroit où vous vous trouvez.

Recto Verso a publié un guide complet de la règlementation du bivouac et du camping sauvage en France. A retenir en priorité : le camping sauvage n’est pas autorisé dans les forêts, bois et parcs classés comme espaces "à conserver" ou comme réserves naturelles, les routes et chemins publics, les bords de mer ou encore à moins de 200 mètres d'un accès à l'eau propre à la consommation. On peut cependant distinguer le bivouac du camping sauvage, le bivouac consistant à planter sa tente pour une seule nuit. En somme, le bivouac est toléré dans la plupart des lieux naturels et de nombreux parcs nationaux réglementent la pratique en prévoyant des horaires autorisés par exemple (voir le guide précité). Pour trouver l’endroit idéal, on recommande l’application iOverlander où d’autres voyageurs partagent leurs spots de bivouac, sources d’eau ou refuges.

Feu, non merci

Pour respecter les lieux, si vous décidez d’y passer la nuit, évitez également de faire un feu de camp, même si vous vous trouvez dans un espace où cela est autorisé. Non seulement cela vient dans tous les cas perturber la faune et la flore, mais cela peut également être dangereux en raison des risques de propagation du feu, surtout lorsqu’il fait un temps sec et venté.

On ne prend rien, on ne laisse rien

Une jolie fleur, de petits cailloux, des branchages aux courbes irrégulières… Nul besoin de les emporter avec vous en guise de souvenir ! Une règle simple s’applique à tout randonneur : laissez l’endroit comme vous l’avez trouvé en ne laissant aucune trace ! Veillez également à ne pas déplacer ces éléments. En effet, des pierres ou troncs peuvent servir d’habitat à des insectes ou reptiles. Les déplacer revient à priver ces espèces de leur habitat.

Vous avez tout lu, vous êtes prêts et prêtes. Alors partez crapahuter, dormez à la belle étoile, prenez vos plus belles photos. Et rappelez-vous, la montagne n'a pas besoin de vous, mais elle veut bien vous accueillir. À vous de jouer pour qu’elle vous réinvite.

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