À notre santé : 10 bonnes idées pour prendre soin des uns et des autres

À notre santé : 10 bonnes idées pour prendre soin des uns et des autres

La santé ce n’est pas uniquement prendre soin de son petit nombril, c’est aussi une affaire collective où donner peut rapporter beaucoup. Se former aux premiers secours, vous y avez déjà pensé ?
30 September 2026
6 minutes de lecture

Donner son sang, se former aux premiers secours, rendre visite à une personne isolée, aider un proche aidant… La santé n’est pas seulement une affaire de médecins, d’hôpitaux et de spécialistes. Elle repose aussi sur une multitude de gestes que chacun peut faire, à son échelle. Pas besoin de blouse blanche ni de diplôme de médecine : voici 10 façons très concrètes de passer de « prendre soin de soi » à prendre soin les uns des autres.

1. Donner son sang

Les stocks sont bas. Encore. L’alerte se retrouve régulièrement en haut du site de l’Établissement français du sang, et pour cause : les besoins sont permanents. Chaque année, les dons permettent de soigner environ 1 million de personnes. Et ça ne prend pas toute la journée : le prélèvement lui-même dure environ 10 minutes, même s’il faut compter environ une heure pour l’ensemble du parcours. Bonus non négligeable : un don peut servir à plusieurs patients, puisque le sang est séparé en différents composants.

Qui peut participer ? La plupart des personnes en bonne santé âgées de 18 à 70 ans, sous réserve des critères de l’EFS. Un petit questionnaire en ligne permet de vérifier rapidement son éligibilité.

Pour agir : Prendre rendez-vous avec l’Établissement français du sang

2. Donner son plasma ou ses plaquettes

Le plasma et les plaquettes répondent à des besoins médicaux spécifiques, notamment pour certains patients atteints de maladies graves. Le don permet de contribuer à des traitements qui ne peuvent pas toujours être remplacés par des médicaments. L’objectif de l’EFS ? 3 000 dons par jour

Qui peut participer ? Il faut avoir plus de 18 ans et moins de 65 ans. Ensuite, les conditions varient selon le type de don et l’état de santé ; l’EFS vérifie l’éligibilité avant chaque don (en ligne).

Pour agir : Tout savoir sur les différents dons avec l’EFS

3. Se former aux premiers secours

En vrai, tout le monde devrait se former aux premiers secours parce qu’en cas d’accident, chaque minute gagnée représente 10 % de chances de survie en plus. PLS, massage cardiaque, en quelques heures vous pouvez devenir cette personne qui sauve des vies.


Qui peut participer ? Pratiquement tout le monde : aucune compétence médicale préalable n’est nécessaire pour suivre une formation PSC qui dure généralement une journée. Certaines villes comme Paris organisent même des formations express à partir de 10 ans. L’organisation D’un seul geste a développé des formats immersifs d’une heure en réalité virtuelle.

Pour agir : Tapez formation PSC en ligne et vous trouverez plein de possibilités près de chez vous avec la Croix-Rouge ou la Protection civile par exemple.

À lire sur le même sujet → 8 remèdes à l’éco-anxiété

4. Se former aux premiers secours en santé mentale

30% des Français ont dans leur entourage une personne qui souffre d’un trouble de santé mentale. Statistiquement, vous devriez connaître une personne dans cette situation et peut-être ne savez pas trop comment réagir. Il existe une formation qui permet d’acquérir des repères pour écouter, identifier une situation préoccupante et orienter vers une aide adaptée.

Qui peut participer ? Tout le monde. Les formations sont ouvertes au grand public durent deux jours et coûtent généralement autour de 250€.

Pour agir : Découvrir les formations de Premiers Secours en Santé Mentale France

5. S’inscrire comme donneur de moelle osseuse

“Tu es unique alors tu as le pouvoir de sauver une vie” : voilà ce qui est écrit sur le site de don de moelle osseuse qui a besoin de plein de donneurs différents pour avoir une chance de trouver des individus compatibles avec les malades. Pour pouvoir s’inscrire, il faut avoir moins de 35 ans (et plus de 18), être en bonne santé et répondre à un certain nombre de critères. Ensuite, on peut être appelé (ou pas). La compatibilité est très rare : c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin génétique.

Qui peut participer ? En France, l’inscription est possible sous certaines conditions d’âge et de santé ; le registre précise les critères et le déroulement. L’opération s’étale sur plusieurs jours.

Pour agir : S'inscrire sur le registre des donneurs de moelle osseuse

6. Rapporter ses médicaments inutilisés à la pharmacie

Bon, celui-là, c’est presque le niveau débutant. Pas besoin de prendre rendez-vous, de s’inscrire quelque part ou de se découvrir une passion soudaine pour l’hématologie. Les médicaments qui traînent au fond d’une armoire peuvent être mal utilisés, pris par la mauvaise personne ou devenir dangereux avec le temps. Les rapporter à la pharmacie permet leur prise en charge dans la filière dédiée plutôt que de les jeter avec les déchets ménagers.

Qui peut participer ? Tout le monde. Et c’est particulièrement facile : on peut profiter de son prochain passage en pharmacie.

Pour agir : Consulter les consignes de retour des médicaments avec Cyclamed

7. Donner du temps à une personne âgée isolée

C’est prouvé, on vit en meilleure santé quand on est entouré. Un coup de téléphone, une promenade ou une visite peuvent sembler dérisoires, mais l’isolement social a des conséquences importantes sur le bien-être et la santé. Et bonne nouvelle : pas besoin d’être soignant pour être utile.

Qui peut participer ? Toute personne qui a un peu de temps et l’envie de créer du lien.

Pour agir : Trouver une mission de bénévolat sur JeVeuxAider.gouv.fr ou contacter les Petits Frères des Pauvres. Les mairies et CCAS peuvent également orienter vers des associations locales.

8. Donner un peu de son temps à l’hôpital

Un séjour à l’hôpital peut être synonyme d’attente, de solitude, d’angoisse ou de journées qui semblent très longues. Des bénévoles peuvent apporter ce que l’hôpital ne peut pas toujours fournir : du temps, de la présence, une conversation, un peu de culture ou simplement une parenthèse. Lecture, visite, jeux, accompagnement… Ces moments peuvent contribuer au bien-être des patients et de leurs proches.

Qui peut participer ? Pas besoin d’être médecin ou infirmier. Des associations interviennent dans les hôpitaux avec des bénévoles formés : visite aux patients, lecture, animation, accompagnement des familles, activités culturelles ou récréatives… Certaines missions sont accessibles sans compétence particulière, d’autres nécessitent une formation spécifique.

Pour agir :

Les Blouses Roses proposent notamment des activités et des visites auprès des patients dans les établissements de santé et médico-sociaux. Sur Jeveuxaider.gouv, il y a plein de missions bénévoles. On peut aussi contacter directement l’hôpital ou son service des relations avec les associations : certains établissements ont leurs propres dispositifs de bénévolat.

9. Donner un coup de main à un aidant

Pourquoi ? Derrière une personne malade, âgée ou en situation de handicap, il y a souvent un proche qui organise, accompagne, conduit, écoute et s’épuise parfois. Proposer deux heures de relais, une course ou un repas peut concrètement alléger son quotidien.

Qui peut participer ? Famille, amis, voisins, collègues : pas besoin d’être professionnel du soin.

Pour agir : Trouver une association ou une solution d'accompagnement via France Bénévolat ou tout simplement proposer son aide à une personne de son entourage.

10. Parler du don d’organes à ses proches

C’est probablement la conversation la moins spontanée de cette liste. Et pourtant, mieux vaut l’avoir autour d’un café que dans l’urgence d’un hôpital.

En France, le don d’organes repose sur le principe du consentement présumé : toute personne est considérée comme donneuse après sa mort, sauf si elle a fait connaître son refus, notamment en s’inscrivant au registre national des refus. Dans la pratique, connaître la volonté de ses proches permet de faciliter les échanges lorsqu’une situation de don se présente.

Qui peut participer ? Tout le monde peut réfléchir à sa position et en parler à ses proches, quel que soit son âge.

Pour agir : Découvrir les règles du don d’organes avec Service-Public.fr

Chargement...

Mode
Action
activé