Ma check list anti-plastique : les 10 idées pour commencer à avancer

Ma check list anti-plastique : les 10 idées pour commencer à avancer

Non, les éco-gestes ne sont pas ridicules. Oui, ils font partie de la solution. Et non, on ne vous demande pas de tout changer en 24h. Juste de commencer. Par où ? Par ici.
13 April 2026
7 minutes de lecture

Ces dernières années chez les écolos, les éco-gestes sont presque devenus honteux. Est-ce vraiment avec ces riens-du-tout qu’on va faire bouger les choses ? S’escrimer à changer son alimentation quand le problème est avant tout systémique, quelle utilité ? Le colibris n’est-il pas devenu risible chez beaucoup de militants “radicaux”, qui se placent au-dessus de ces insignifiants “petits pas” ?

Nous on est convaincus que non. Que les écogestes sont à la lutte écologique ce que les blancs d'œuf sont à la mousse : un liant indispensable pour que les choses décollent. Et c’est d’autant plus vrai quand on parle plastique. Vous voulez faire un petit point de vos ambitions déplastifiées ? Allez, faites l’exercice : on vous liste 10 incontournables de la vie sans plastique et vous faites vos comptes. 

1- Nourriture : êtes-vous proche du zéro emballage ?

L’ennemi numéro 1, ce sont surtout les plastiques à usage unique. Et dans l’alimentation, c’est terrible, ils sont partout. Bio ou pas, lorsque vous parcourez les rayons de votre magasin préféré, le plastique vous tend la main à chaque instant. Premier niveau : regarder si l’équivalent cartonné du même produit existe. Deuxième niveau : choisir un magasin où le vrac est mis en avant (biocoop n’est pas la seule à avoir une offre dans le domaine ! Les magasins de producteurs sont souvent de bonnes adresses). Troisième niveau : faire le marché, y aller avec vos sacs en tissus, des contenants en verre ou en Inox et là vous commencez à être vraiment bons. Attention, faux ami : le réemploi des contenants en plastique. Non seulement parce que souvent ça pète assez vite et aussi parce que leur usure est une source de pollution.

2- La marche : un petit pas pour l’homme, un petit pas pour l’humanité

La marche propre ou clean walk dans la langue de Shakespeare, vous avez déjà testé ? Il y a quelques années, des youtubeurs, Mc Fly & Carlito, prouvaient dans une vidéo visionnée plus de 4 millions de fois que le ramassage des déchets était devenu tendance. Les déchets plastiques jonchent nos plages, villes, chemins de randonnée, champs, voies vertes, trottoirs… Et marcher avec un grand sac pour faire une razzia de déchets présente 3 avantages : primo, c’est assez satisfaisant de se dire qu’on laisse derrière nous un espace immaculé ou presque, deuzio, les autres vous regardent avec admiration et vous imiteront potentiellement tôt ou tard, tercio vous marchez, vous vous baissez, vous marchez, vous vous re-baissez et vous finissez la journée avec un corps d’athlète fabuleux.

3- Sapés comme toujours 

Vous le saviez, ne faites pas les innocents et innocentes. Ce que vous portez sur vous, même si ça n’a a priori pas la gueule d’un sac poubelle, est gorgé de plastoc. Vous pouvez donc passer à la vitesse supérieure. Vitesse 1 : gardez vos vêtements déjà achetés, ne jetez rien, ce qui est fait est fait. Vitesse 2 : si vous avez besoin de regarnir votre garde-robe, optez pour des vêtements à base de matière naturelle (coton, lin, laine…). Vitesse 3 : achetez d’occasion, sur leboncoin, Vinted, en ressourcerie. La seconde main, il n’y a que ça de vrai. Et maintenant que Zaho de Sagazan a validé le concept, la voie est complètement libre.

4- Lessiver l’existence une bonne fois pour toutes

Cela peut sonner comme un détail mais vous faites tourner votre machine à laver plusieurs fois par semaine. Et plusieurs fois par semaine, c’est un nombre incalculable de microplastiques qui sont balancés dans le cycle de l’eau des alentours. Le petit truc à ne pas louper à cet égard : le filtre dans la machine à laver. Tous les lave-linge neufs sont normalement dotés d’un filtre à microfibres de plastique depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, stipule la loi antigaspillage et pour une économie circulaire (Agec) de 2020. Si votre machine est vieille, avez-vous tenté d’utiliser l’un de ces filtres ? Ils permettront ainsi de limiter la pollution causée par les centaines de milliers de fragments de plastique relargués dans l’eau à chaque lavage de votre slip Tintin préféré.

5- Faire le ménage dans vos produits de ménage

Savez-vous si vos produits ménagers et de toilettes sont garantis sans microplastiques ? Regardez-vous dans le miroir : vous pouvez le faire. Lisez simplement les indications qui ornent ces produits que vous utilisez tous les jours. Si l’absence de micro-plastique est explicitée sur le flacon, c’est gagné. Dans le cas inverse, c’est mauvais signe. D’ailleurs ce flacon, n’y a-t-il pas moyen de le réutiliser lors du prochain ravitaillement de liquide vaisselle, shampoing, vinaigre blanc, etc ? En général, la règle d’or dans ce domaine, c’est de rationnaliser tous ses produits d'entretien et d’opter pour un kit simple et diablement efficace : du vinaigre blanc, du bicarbonate, un peu d’huile essentielle pour l’odeur, le tout en vrac s’il vous plaît.

Dernière chose : avez-vous déjà réfléchi à la différence entre hygiène et propreté ? Avez-vous déjà réalisé qu’un produit qui semblait nettoyer pouvait en fait avoir l’effet inverse ? Lutter contre la chimie envahissante et polluante, contre les microplastiques est bien plus urgent que lutter contre les micro-organismes (dont nous sommes composés à 90%, la suite à écouter sur France Inter ici).

6- Votre jardin mérite mieux que ça 

Si vous avez la chance d’avoir un jardin, balcon ou tout autre espace peint de vert et d’insectes, alors là aussi il y a un petit scanner à faire. Les pots jetables ? Terminé. À la place, optez pour des pots en terre cuite, en coco voire même fabriquez vos propres godets avec des rouleaux de papier toilette ou des vieux journaux. De même, le jardin peut devenir une recyclerie formidable : les briques creuses, boîtes à œufs en carton deviennent des supports pour semis ou boutures, vos anciens pots en verre des mini-serres parfaites. Dernier exemple : les bâches plastiques, c’est l’ancien monde. À la place, il y a les paillis naturels, tels que les copeaux de bois, la paille ou les feuilles mortes.

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7- La stratégie du choc

Ne nous mentons, parfois un geste simple devient très énergivore à incruster dans une routine trop bien rodée. Alors pour ça il y a des chemins pré-tracés, des stratégies qui peuvent accélérer le processus. Et elles ne sont pas toutes l'œuvre d’éco-terroristes vénères. La Méthode KonMari par exemple vous connaissez ? Popularisée par notre amie Marie Kondo, elle permet de petit à petit virer ses objets en plastique superflus. Et la méthode est simple : c’est une sorte de méga-tri. D’abord on passe en revue tous ses objets en plastique. Ensuite, on donne ceux qu’on utilise plus et on remplace les utiles par leur alternative non-plastique. 

Il y a aussi le système PEPS (Premier Entré, Premier Sorti) pour la gestion des stocks alimentaires. Là encore, c’est simplissime : dans votre frigo vous placez les produits les plus anciens devant pour les consommer en priorité. Le rapport avec le plastoc ? Avec cette organisation vous gérez mieux vos achats et donc vous pouvez vous permettre d’avoir des produits non emballés, donc plus périssables, sans les jeter pour autant parce qu’ils pourrissaient derrière un reste de couscous depuis 2 semaines. Autre exemple qui peut (parfois) faire grincer des dents : le “Plastic Attack”. Cette action militante consiste à laisser les emballages plastiques superflus directement en caisse après vos courses. Sale ambiance à la caisse ? Oui et non, cela peut être aussi l’occasion d’une discussion avec les commerçants sur la surconsommation de plastique…

8- L’assoc’ à votre sauce

Là, on sort de chez soi et on fait équipe. Et parfois ça fait du bien, ça dope, ça donne l'élan de faire mieux. Et ça tombe bien : les assos qui luttent contre la pollution plastique sont presque aussi nombreuses que les morceaux de plastique qui flottent à la surface de notre océan. Presque. Rejoindre l’une d’entre elles peut devenir un moyen de passer de l’impuissance, du surplace à l'éco geste, infime certes, mais concret. On vous en propose une petite liste, avec un petit penchant bleu des océans : Zero Waste France, WWF France, Objectif Zéro Plastique, Plastic Odyssey,  Surfrider Foundation, Corail (des baskets fabriquées avec du plastique repêché dans la mer), Tara Océan, etc.

9- La fin du monde pratique

Faites ce test simple. 9 fois sur 10 quand on dit “c’est plus pratique”, cela implique un déchet (plastique ou non) en plus. Dès que vous prononcez ce mot “pratique”, arrêtez-vous et réfléchissez 4 secondes, vous verrez c’est impressionnant, ça marche très bien. Les lingettes, c’est plus pratique. Le sopalin, c’est plus pratique. Les assiettes en carton, c’est plus pratique. Le dentifrice en tube, c’est plus pratique, etc. On vous propose de passer à une nouvelle ère : la fin du pratique et le début du lent, du complexe parfois mais de l’évidence du soin de nos corps, nos vies et de celles des petits vivants et vivantes autour de nous.

10- Le temps long

Ne nous mentons pas, aller à contre-courant sur ces questions, qui plus est si votre vie perso est dense (enfants en bas âge, aidance, etc), cela relève parfois de l’exploit. Adopter un mode de vie sans plastique ne se fait pas en 24h et les raisons pour cela sont nombreuses. Parce qu’on manque de temps (t’es marrant mais moi je ne peux pas aller au marché, d’ailleurs je n’ai pas le temps ni l’espace mental de préparer mes contenants à l’avance), d’argent (t’es marrant mais le coût initial des alternatives, c’est un investissement que je ne peux pas me permettre), de soutien extérieur (t’es marrant mais moi mon entourage me comprend pas et ce mode de vie peut même m’isoler à la longue !), d’offre (t’es marrant mais je n’ai ni magasin vrac, ni biocoop autour de chez moi, ou alors si mais c’est à 45 minutes en voiture !). Tout cela nécessite beaucoup de bienveillance vis-à-vis de nous-mêmes et une vigilance à commencer petit (mais à commencer tout de même !). À nous de jouer.

La vie de ma mer (sans plastique)

Qu’on se le dise, le plastique c’est pas fantastique, c’est même dramatique, surtout pour l’océan. Alors on va réapprendre à s’en passer, à ne plus le jeter, à le ramasser pour que le ressac n’ait plus rien de plastique. 

Découvrez dans notre playlist La vie de ma mer (sans plastique) conçue avec cœur et détermination par makesense, Génération mer et KRESK 4 OCEANS plein de contenus et d’idées pour préserver l’océan joyeusement.

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