Martinets, hirondelles, de colère battaient des ailes. Ils voyaient leurs petits par poignées tomber du nid, obligés de sortir sans savoir voler car ils étaient cuits sous les tuiles à 50, 60°. Beaucoup de nos compatriotes vivant au dernier étage ressemblent aussi à des œufs durs sous les toits. 2003… canicule du siècle ? Non, juste une bande annonce.
- C’est très très gentil de nous rappeler qu’il faut boire, nous arroser, prendre soin des uns des autres… mais vous, surplombants élus ? Depuis 2003, savez-vous que nous voulons une vraie politique climatique qui vaille, une bifurcation écologique et pas qu’un éventail !
- Il vous reste combien de boîtes de rustines les humains ? piaillent les oiseaux.
- Surtout ne tirez rien des conclusions du Giec, de votre Haut Conseil pour le climat. Faites un bûcher avec les scientifiques, les naturalistes, les associations écologistes. Non, pas un bûcher, ça va réchauffer encore plus.
Electrifions, électri-fier ! Faisons tourner la machine à neutrons de la France. IA, datacenters, entrepôts logistiques n’attendent pas mais quid d’un nucléaire en berne réchauffeur de rivières ?
Comment ne pas être balayé par la surchauffe climatique ? Prendre soin de la Terre, réhydrater les sols, réduire la voilure et climatiser les esprits pendant que s’inquiètent nos Canadairs.
Les corps souffrent.
- Comment ça, une baisse de production au travail et de compétitivité ? Le CAC 40 à l’ombre se pose-t'il des questions ?
L’habitabilité du vivant sur Terre dans un monde qui brûle en été, inondé en hiver, des lieux inassurables qu’on devra quitter, vous n’y croyez pas ?
C’est la coupe du monde de foot. On ne va pas gâcher la fête avec une canicule. Et puis le Tour de France, on le fera un jour en octobre, voilà tout !
Changer de mode de vie oui, bien sûr, mais sans que ça ne me touche personnellement.
5 fois plus de vagues de chaleur dans les 25 ans qui viennent, ça ne parle pas encore.
Les jeunes appuient sur le frein de l’amour pour faire des bébés dans un monde invivable, dont ils ne connaissent pas le décor.
Prendre les mauvaises décisions avec assurance, c’est un métier. Des lois votées à 180°de l’adaptation. Mais nous resterons une France souveraine à 40° !
- Tu sais, toi le politique, négocier avec le climat ?
- Je ne sais pas, dit l’oiseau, ni avec tes pesticides qui me tuent.
L’impréparation est un choix politique.
L’eau devient l’obsession de nos sociétés, l’été sera tendu mais se résigner, jamais ! Nous réparerons ce qui peut l’être.
- La maison brûle et vous regardez le thermomètre. Ce n’est pas l’écologie que vous avez piétiné qui est punitive dit l’oiseau, c’est l’absence d’écologie.
Texte publié début juillet 2026 sur LinkedIn